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09 juin 2010

Purée, c'est de la nouvelle

Oyé, oyé !

J'ai trouvé un mec assez dingue pour m'embaucher.

On va voir s'il survit à la période d'essai sans se jeter par la fenêtre.

Du coup, je recycle le libellé World Company (même si je ne compte pas parler de mon boulot, hein, faut pas déconner).

18 mai 2009

La concubine de l'hémoglobine

Je sais que j'avais promis de parler de mon parcours de santé au sein des différentes administrations, parcours semé d'embuches (et pas qu'un peu). Mais je me rends compte que je n'ai pas évoqué une anecdotes de la WC qui fait toujours son petit effet en société.
Plantons le décor.
Ce jour-là, sont présents bien évidemment des clients à foison (blaireaux, allez manger ailleurs, c'est pas bon les burgers plein de gras et de sucres), une manager qui n'a pas vraiment d'atomes crochus avec moi (j'ai essayé d'être polie hein) et moi-même.
Une fois n'est pas coutume, je me retrouve en caisse, seule avec la manager. Strobo, je suis trop contente, 4h en quasi tête-à-tête, c'est trop de bonheur, je défaille...
Je ne sais trop comment, je me coupe/rape/tranche/autre précisez (rayez la mention inutile) le dessus de la main. Ca saignote un chouïa, rien de grave mais bon, c'est pas très ragoutant. Et je bosse dans un restaurant, dois-je le rappeler. Je me dirige donc d'un pas décidé vers un point d'eau, histoire au moins de nettoyer tout ça.
Un beuglement me parvient de l'autre bout du comptoir : « kestufou? ». Euh, comment dire, je me suis fait mal, je nettoie et je reviens. Réponse obtenue :
« Tu vas pas commencer à nous faire chier pour une merde comme ça. On a pas le temps d'attendre que la princesse se refasse une beauté. Tu reviens en caisse et fissa, plein le cul de ces conneries ».
Bien bien bien, tout ça devant des clients médusés, qui pensent à juste titre que la réputation de la WC en matière de management de personnel n'est pas usurpée. Ben oui, avec des gonzesses hystériques qui te font payer leur gros cul et leur cerveau de poule, ça vole pas bien haut.
Bref, je dis rien, ça sert pas à grand chose et je ne me sens pas d'attaque pour une prise de bec en règle.
Au bout d'un certain temps, voir d'un temps certain, je sers un couple et je vois la jeune femme tordre le nez quand je lui pose les frites sur son plateau. Je m'enquiers de son éventuel souci :
" Y'a un souci?
- Ben, vous êtes blessée à la main.
- Ah, ça! Vous inquiétez pas, c'est pas bien grave.
- Non mais c'est pas ça. Le problème, c'est que vous saignez dans mes frites."


Epilogue :
Après avoir expliqué la situation, la cliente a fait un gros scandale et j'ai bien ricané. Mais bon, aujourd'hui, j'ai toujours une cicatrice sur la main.

12 mai 2009

DTC la WC

Oui, bon, le titre n'est peut-être pas du meilleur goût mais c'est mon état d'esprit du moment.

Comme annoncé dans un précédent message, j'ai démissionné de mon sûûûperbe boulot de vendeuse/fabriceuse de burgers. Trois ans. Trois ans à servir des clients pas forcément sympathiques (il y a même un groupe Fessebook dénonçant les clients de la WC comme les pires qui soient). Trois ans passés en cuisine à préparer ces horreurs, en se coupant et se brûlant. Trois ans passés à supporter des chefs souvent bêtes à bouffer du foin et qui compensent leur QI de bulot en te pourrissant du matin au soir parce que ça leur fait frétiller les hormones. Surtout les gonzesses, toutes à moitié hystéro. Pas la peine de me troller, non seulement j'assume mais en plus je m'en fous.

Parce que maintenant, tout ça, c'est fini. Finifinifinifini ! Depuis dimanche, je suis une femme libre. Et au chômage. Mais en fait non. Précision : je n'ai pas quitté la WC parce que j'avais trouvé un autre boulot (je me serais tirée de toute façon, mes limites ayant été largement dépassées) mais parce que je commence une formation à la fin du mois.
Joie, bonheur, félicité.
J'en avais parlé il me semble de cette formation lorsque mon financement m'avait été refusé. Mais à force de persévérance (et de harcèlement téléphonique), j'ai réussi à conserver ma place et cerise sur le gatal, à me faire financer. Strobo.

Donc je suis over the moon, réellement en train de planer, sans bien me rendre compte de ce qui m'arrive. Enfin, je m'en rendrais bien compte en allant rendre mon uniforme et en me moquant des petits chefs mous du bulbe qui se baladent comme Grace Kelly dans tout le resto, sans doute pour oublier que personne d'autre ne veut de leurs immenses talents.

Bref, en ce moment, tout va bien

08 mai 2009

De l'art de la contradiction dans le milieu professionnel

Un des chefs : "Il faut prendre des initiatives ! Si vous n'avez rien à faire (gné? ça arrive?), allez aider vos collègues, faîtes du nettoyage ! Des i-ni-tia-tives !"
Dix minutes plus tard, à un collègue venu m'aider parce qu'il venait d'arriver et qu'on ne lui avait assigné aucune tache, une autre chef : "Mais kestufou? D'où tu prends des initiatives? Où tu te crois? Tu fais ce qu'on te dis et rien d'autre ! Si on te dis rien, tu fais rien ! Nanmého !"

Je pense que je n'ai pas besoin de faire plus de commentaires...

07 mai 2009

Le premier client

Puisque mon calvaire au sein de la WC arrive à son terme à la fin de cette semaine, je vais vous livrer quelques petites anecdotes pour que vous vous rendiez bien compte à quel point c'est enrichissant comme boulot.

J'ai travaillé dans plusieurs restaurants, en caisse et en cuisine. Je venais de changer encore une fois de lieu de travail et après avoir passé quelques jours en cuisine, mes chefs se rappellent que je suis aussi caissière et hop, va vendre des burgers et plus vite que ça. Sir yes sir!
Deux ou troisième client, habillé uniquement avec des marques qui coutent la peau des fesses (mon salaire mensuel sur le dos en gros), pour situer, hein, j'ai pas affaire à un clodo qui dort sous les ponts. Il me demande une promo. Ok, est-il un employé, a-t-il un bon de réduction quelconque? Seules réponses possibles à ces questions (à mon sens) : oui ou non. Erreur, grossière erreur ! Voilà la réponse obtenue :
"Allez, fais pas ta radasse et file-moi ton cheese, grosse teupu".

Et dire que j'ai tenu presque deux ans là-dedans et trois ans au total dans la WC.
Et dire qu'on me demande encore pourquoi je quitte mon si fabuleux boulot.

01 mai 2009

Tiens, c'est la fête du travail...

Il semblerait que ce soit la fête du travail aujourd'hui, une journée où personne ne travaille, à part des services indispensables comme les hopitaux ou la police. Des métiers vraiment utiles, sans eux, c'est la panique, le chaos, la merde noire. La définition parfaite de la WC donc. Parce qu'aujourd'hui, on est ouvert, comme tous les jours de l'année. Parce que aujourd'hui aussi, on va avoir du monde, beaucoup de monde. Parce que le burger n'attend pas.
Ca me rappelle d'ailleurs une anecdote arrivée un dimanche soir, qui est notre plus gros soir de la semaine en terme de chiffre d'affaire. Un blaireau client à qui je faisais remarquer qu'il serait judicieux de me parler sur un autre ton, me répond, mi-couinant mi-méprisant : "ah ben, vous comprenez, c'est dimanche, c'est la fin du week-end et demain je dois retourner au boulot". Bien bien bien, comment te dire, pour que ton cerveau de bulot assimile l'information? T'as vraiment l'impression que je suis à la plage, là, maintenant, tout de suite? T'as pas légèrement l'impression que JE suis EN TRAIN de travailler et que oui, on est dimanche?


Mais bon, tout ça est bientôt fini parce que ayé, j'ai démissionné

01 avril 2009

Ca sera pas pour cette fois...

Depuis quelques temps, j'ai entrepris des démarches pour évoluer professionnellement et des réponses devaient me parvenir en fin de semaine. Alors que j'attendais vendredi avec grande impatience et un certain stress, m'apprétant à faire le siège du site internet donnant les résultats, j'ai reçu une petite lettre aujourd'hui.
Petite lettre bien pourrie puisque m'est signifié un refus.

Moral en berne pour un certain temps.
Cerise sur le gatal faisandé, je retourne bosser ce soir. Joie, bonheur et félicité...
Je vais tenter tous les recours possibles et imaginables mais bon, je le sens pas. Putain, j'y ai tellement cru pourtant.

30 mars 2009

Et encore un nouveau truc

Presque trois semaines que je n'ai pas mis les pieds à la World Compagny. Trois énormes semaines. Vous pouvez pas imaginer le bien que cela fait. Le bien physique déjà : des nuits normales et entières, plus de coupures, plus de brulures, plus de plaques rouges sur la peau (ah ça pour aseptiser, on aseptise, on s'en fait même des trous dans les mains dites donc). Le bien dans le dedans de mon cerveau ensuite : plus de supérieurs qui te poussent au cul pour aller toujours plus vite, plus de clients agressifs et plus de collègues kikoolol. Un bon gros panard.

Et pendant ces trois semaines, j'ai du en faire des choses. Qui me connait sait que je suis une indécrottable feignasse et que pour moi vacances riment avec glande (oui je sais, ça rime seulement dans mon esprit malade).
J'ai quand même fait deux trois petits trucs, enfin plutôt deux que trois, hein, suis en vacances, pas au kolkhoze non plus.

J'ai été prise d'une envie insolite de refaire du crochet. J'ai retrouvé mes pelotes et mes deux plaids commencés l'année dernière. Les deux en fil de coton, les deux multicolores : le premier est en fil nuancé hésitant entre vanille et chocolat, le second entre jaune et rouge. Et j'ai pas pris de photo alors que j'étais si contente de retrouver tout le contenu de la poche intact, c'est-à-dire bouffé ni par les mites ni par le chat.

La seconde chose que j'ai faite est un peu de brodouillerie. Et évidemment, je n'ai pas continué le cottage (trop de constance est suspect chez moi) et j'ai commencé un nouveau truc. Ben oui, encore un nouveau machin qui ne sera sans doute jamais fini, comme le reste. Mais spa bien grave, moi, ça m'amuse et c'est pas un concours de "ki ki va en faire le plus dans l'année".
Le nouveau truc est tiré d'un magazine Stoney Creek qui j'ai acheté d'occas à Un Bout de Toile. Le modèle de couverture, là :

Il plait bien à El Marido, qui apparemment aime les petits oiseaux (cet homme est plein de surprises).
Pour l'instant, j'en suis à peu près là :
Depuis cette photo, j'ai ajouté un sapin et une autre maison dans le fond.
Première vraie expérience sur du lin aussi, que pour une fois, je brode sans tambour. Et c'est pas si mal. Comme c'est du deux fils sur deux fils de trame, ça va assez vite et c'est moins lourd à tenir (la toile est quand même vachement grande, une bonne quarantaine de cm de large il me semble).
Voilà, je m'amuse bien, le style country est plutôt sympathique mais faut pas avoir peur de changer de couleur toutes les deux secondes (une cinquantaine de couleurs pour ce modèle si je me souviens bien). Mais moi, ça me plait bien, toutes ces couleurs justement. On verra quand il aura un peu plus avancé si ça m'amuse toujours autant. Sinon, il finira comme les autres, au fond du panier, remplacé par un autre nouveau truc mouahahahahah

11 janvier 2009

Deux claques

Entendu aujourd'hui au boulot...
Pourquoi dire : "maman, est-ce que je pourrais avoir de la mayo?" quand on peut dire : "maman, pourquoi j'ai pas de mayo?" *yeux furibards, voix sur-aigue*
Pour la mayo, je sais pas mais le coup de pied au cul est en approche imminente.
Sale gosse.

05 mai 2008

Freak Show

Avec un titre pareil, je vais me récupérer des gougueules ricouestes pas piquées des vers, je le sens...

Comme apparemment, je ne poste pas assez (remarque innocemment placée entre deux nans, comprenne qui pourra), je me fends d'un post écrit depuis quelque temps déjà. Ca concerne mon boulot, qui m'obsède, je pense que je suis traumatisée à vie d'avoir fait ce job, oscours, sauvez-moi, il est peut-être déjà trop tard.

J'ai la chance (si on veut) de travailler dans un restaurant de vitemangé qui se trouve sur une sorte de vortex à neu-neu. C'est le freak show permanent. Je vous causerai incessamment sous peu de la teenage fashion victim (qui vaut son pesant de cahouètes) mais nous avons aussi du bon vieux demeuré des familles tout ce qu'il y a de plus classique, toutes proportions gardées bien sûûûûûûr.

Se pointe à ma caisse (oui, j'ai l'immense privilège d'être parfois en caisse quand c'est pas au ménage, ce qui me mets en joie) un gars, dans la cinquantaine, mal rasé, gras et crade. Il me demande assez poliment (interloquée je suis, j'ai pas l'habitude) des trucs à manger. Le souci, c'est qu'il bave. Sur le comptoir. Beaucoup. Les autres clients sont au bord de la nausée, je suis au bord du suicide. Collectif le suicide. Du genre immolation de tous ces décérébrés au QI de bulot avarié. Oui, je parle de toi, le jeune, mais aussi de toi le moins jeune qui veut rester hype. Et je ne t'oublie pas, toi, ma/mon collègue, aussi con que les précédents et qui, en plus, a l'immense tort de m'imposer tes réflexions sur la vie, la mort, les vaches.

N'en jetez plus, la coupe est pleine, je me rends. Achevez moi, je souffre. Vraiment beaucoup...

06 juin 2007

Trop, c'est trop

Ras le c...bol des gougueules riquouestes avec "fu*ll kit*chen" dedans, ça suffit maintenant, je vous demande de vous arrêter !
Donc j'ai fait le tour des anciens messages et j'ai mis des * qui vont bien pour qu'on ne vienne plus pourrir mon zoli tracker avec les mots pourris et corporate du boulot.
Merde à la fin.

24 avril 2007

Backstab

Voilà comment les choses se passent dans la WC.
Bienvenue dans le monde réel Pooka...

14 avril 2007

Rêve de petite cuillère

Rien à voir avec une envie subite de fraises au sucre, de gatal au chocolat ou de monceaux de crème chantilly... quoi que, maintenant que j'en parle... mais non.

Depuis hier, je suis encore en arrêt maladie. Encore parce qu'il y a deux semaines, j'ai eu un accident du travail. Oui madame ! Mais pas un truc glorieux dont on peut se vanter au bistrot du coin et qui finira en légende urbaine. Non, un truc bien con, tellement débile que même le toubib s'est foutu de ma gueule. J'explique : je me suis déchirée le dos en mettant du lait dans la machine à glace. Ri-di-cu-le. J'ai été arrêtée quatre jours, le premier jour, d'ailleurs j'avais la mobilité d'une moule encore accrochée à son poteau (moi c'était la couette).

Cette fois, point d'accident, juste ces saloperies de pollens qui me font chier tous les ans. Sauf que cette année, j'ai voulu faire la maligne et je ne suis pas allée voir l'ophtalmo en me disant, je cite : "ça va passer, ça passe tous les ans". Oui, nouillasse, ça passe parce que le docteur te donne de la dope. Cette fois, forcément, "ça" n'est pas passé, "ça" s'est incrusté. Le toubib ne s'est pas foutu de ma gueule mais m'a plutôt engueulé (pour varier un peu) d'avoir trop attendu. Du coup, je me retrouve avec une conjonctivite allergique doublée d'une ulcération de la cornée. Trobieng. Mais dans un seul oeil, le gauche, heureusement, j'aurais mal aux deux yeux, je me serais tirée une balle.

Je mets mes gou-gouttes consciencieusement et j'ai bien du mérite parce que j'ai l'impression qu'un alien me bave dans l'oeil à chaque goutte (j'aurais pu dire "acide chaud" mais l'image de l'alien impressionne plus les foules je trouve).

Je n'ai qu'une envie, m'énucléer manuellement....

D'où le rêve de petite cuillère...