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10 juillet 2012

Perrette et le pot au lait aka Ginette va au marché

Depuis que je suis une inactive assistée, entretenue par les impôts de ceux qui travaillent, j'ai un peu de temps devant moi. C'est bien connu que les chômeurs sont que des feignasses qui se complaisent dans une situation qui les enchante, les poches remplies du fric envoyé par tombereaux entiers par l’État. Les fameux "quand on veut, on peut","faut se donner les moyens de réussir" assénés par des fils à papa nés avec une cuiller en argent dans la bouche. Mais passons.
Je ne bosse pas, je suis à la maison, je bricole mais avec un fond sonore sinon ça me gonfle assez vite. Comme je n'ai pas la télé, je gloutonne les replays, surtout ceux de France Télévision et je suis tombée sur une série d'émissions à faire froid dans le dos (froid dans l'estomac surtout) sur la nourriture, les lobbies du sucre et de l'agro-alimentaire qui bidonnent des études de santé publique, on mange de la merde qui vient de l'autre bout de la planète, on va tous mourir. En gros.

Donc, je décide comme ça, hop, de changer de sources d'approvisionnement. Donc marché local, produits locaux, on devient gros mais spagrave c'est écolo (en très résumé).
Me voilà partie, guillerette avec ma charrette .

Purée, faut que j'arrête de faire des rimes toutes pourraves, on va me prendre pour un barde en collants.
La première fois a été une éclate totale (contrairement à la légende qui veut que les premières fois soient pourries)(c'est pas des premières fois au marché dans la légende ? My bad). Il faisait beau, y'avait pas trop de touristes, j'ai un peu discuté avec les gens ou plutôt : "j'ai sympathisé avec un crémier qui m'a expliqué les tenants et les aboutissants de sa profession avec beaucoup de simplicité"© (name that show). Et j'ai ramené plein de bectance à se pâmer.

J'ai donc décidé de convertir El Marido au charme sans cesse renouvelé du marché en zone urbaine et touristique.
Sauf que.
Sauf qu'on a un début d'été de merde et que forcément, on s'est pris une drache millénaire sur la poire. Qu'on avait qu'un seul mini parapluie. Qu'on avait pas de pull ou d'imper. Qu'on a ruiné nos pompes. Qu'on a failli perdre un œil chacun à cause des parapluies des vieilles mal polies.
En bref, c'était la merde noire. Noire et intégrale. Et comme c'était mon idée, je vous laisse imaginer le niveau de ralage de ma chère moitié. Heureusement qu'on a mis la main sur un poulet rôti. Un poulet roti pas industriel avec des patates sarladaises, ça calme tout le monde et de toute façon, t'as la bouche trop pleine pour parler.

Le butin : pas de photo de la seconde expédition. C'était trempé, on était trempés et on en avait plein le dos. Mais tout de suite, photo de la première expédition idéale (dite la chance du noob débutant) :
Pas mal hein ? Par contre un truc à retenir. Exceller à Tetris pour tout faire tenir dans la chariote, c'est bien. Inclure le poids et la résistance des produits dans l'équation, c'est mieux. Exemple par l'image :
Ne pas mettre les patates sur les cerises sur la veste sinon tu obtiens des cerises en purée et une veste toute tachée.

Et c'est le retour du bardadinage...

20 juin 2012

Ouvrages de dââmes

Aujourd'hui, j'ai compris où était mon avenir en ce monde, grâce à un guichetier de banque.
J'avais eu une première sommation il y a deux ans, lors d'un entretien d'embauche. Alors que j'expliquais mon parcours étudiant et professionnel un peu euh... pas linéaire, le recruteur avait eu cette phrase merveilleuse : "c'est simple mademoiselle (je suis mariée, je l'ai dit 3 fois mais c'est pas grave...), pour passer un bac secrétariat après une maîtrise universitaire, c'est que vous vous êtes enfin rendue compte d'où était votre vraie place". Suis-je bête ! Je suis une femelle aussi, faut me pardonner d'être lente. Heureusement que le Néandertal de la banque a remis les pendules à l'heure aujourd'hui. Même sur un compte commun, je ne suis pas "le vrai titulaire" du compte (je cite). Le Vrai titulaire, c'est l'Homme (avec des majuscules partout, c'est important) parce que : "on connait ces dames, elles préfèrent dépenser l'argent en shopping que le compter". Avec le petit rire condescendant qui va bien. Connard.
Donc je vais dorénavant me consacrer à des ouvrages de dames et m'employer à dépenser tous les sous gagnés par El Marido (juste les siens, pas les miens, faut pas déconner non plus). Par contre, comme j'ai horreur du shopping et que j'y connais rien à la fashion, ça va pas être simple mais je vais me démerder.
Bon, le truc, c'est que j'en fais, des ouvrages de dames. J'ai même tendance à être un peu compulsive dans les démarrages de projets et totalement inintéressée par les achèvements. D'ailleurs, le seul truc que j'ai fini depuis des années doit se trouver 2-3 messages plus bas.
J'ai commencé :
La Balançoire de Nimue

Nimue est très connue pour ses modèles fantasy, fées, lutins et toutes ces sortes de choses. La Balancoire est un de leurs best-sellers donc je m'y suis collée.


Le paquet est joliment présenté avec les fils en escargot...


... et les explications peuvent paraitre obscures mais en réalité, c'est pas bien compliqué.


J'en suis là, j'avançais bien mais comme la Sale Bête, ma concentration n'a pas fait long feu et je suis passée à autre chose.


Cice Tree de Heaven and Earth Design. Ces ouvrages sont gigantesques, j'en ai un en route (Pumpkin Pixie) mais je me suis dit soyons fous ouhouh, commençons en un autre.


C'est un peu grand...


Y'a beaucoup de couleurs...


Purée que les points sont petits...


Mais on finit par arriver à quelque chose. C'est long, très long. On a l'impression de ne pas avancer (c'est pas qu'une impression) et hop, on voit la tête : c'est une fille ! Un jour, je le reprendrais. Parce que oui, j'ai laissé tomber au profit de :


J'ai commencé ça, profitant d'un voyage en train m'amenant en Belgique (oui, je suis une vraie aventurière dans le choix de mes destinations). Pour éviter de penser au contenu de mon estomac qui voulait se faire la malle (train-malle : blague) sur la grosse bourge assise à côté de moi, j'ai attaqué par la face nord-ouest. L'auto-suggestion, ça marche, j'ai bien avancé :


Hop, y'a des vaches et des points de nœuds, dites donc. Mais depuis, ça m'a gonflé aussi. A ce stade, je me demande si le chat n'a pas plus de concentration que moi... 


C'est bon, j'ai un peu de marge.


En ce moment, je suis sur un plaid, carrément. Assistant !! Au pied, imméditement !


C'est grand hein ? Suis pas arrivée.
Il s'agit un plaid Nature Home de Stoney Creek :


C'est plein de petits oiseaux et cœurs roses. On y revient, les filles, les cœurs, le rose, tout moi.


1ère rangée faite, pff, les doigts dans le nez.


2ème rangée en cours (il y en a 6), 3ème case en train mais je sens qu'après l'avoir fini, cette case, il va me falloir passer à autre chose. Ca me démange, trop longtemps sur le même truc, c'est pas bon pour ce que j'ai.

Intermède rolistique : ce que j'ai, c'est un cas de Nuwisha symdrom soupoudré d'une pincée de Ceilican-ite


Suis cuite, je finirai jamais rien mouahahahahaha

14 juin 2012

Mon nouveau hobby part 1

Depuis presque 1 an que je n'ai rien écris ici, [mode voix mystérieuse] des choses se sont passées, des choses ont changé [/off]. La sale bête est toujours obèse, El Marido râle toujours, j'ai toujours 584 en-cours et rien de fini mais par contre, j'ai plus de boulot. C'est une longue histoire, pas drôle (enfin si, ça pourrait être drôle mais je ne veux pas en parler sur cet espace public voyez-vous, même si personne ne lit jamais rien ici).

Une chose qui a changée ou plutôt qui a évoluée : je me suis girlifiée des ongles. Ouais , carrément. Tout a commencé tout à fait innocemment, je voulais arrêter de me ronger les doigts (à ce niveau là, c'est plus les ongles, c'est les os des phalanges) et je me suis dis que si je passais deux plombes à foutre du vernis, j'aurais pas envie de me bouffer les ongles ensuite. Et en plus, ça a un gout dégueulasse.

J'ai commencé à acheter deux trois merdasses dans les parfumeries locales. Je vous le donne en mille, c'était bien pourri. J'ai fureté sur le net (c'est un truc que je sais bien faire, engagez-moi, mon google-fu déchire) et je suis tombée sur des blogs de bimbos avec des ongles qui font peur des blogs présentant des marques inconnues pour l'innocente que j'étais. Ni une ni deux, hop, commandes outre-atlantique et me voilà, aujourd'hui, à la tête d'un harem de près de 50 bouteilles de vernis.

Aperçu :
Ils ne sont pas tous là, depuis la photo, une petite dizaine est venue s'ajouter au tas existant.

J'ai bien évidemment pris des photos de mes doigts boudinés et peinturlurés, photos postées sur fesse de bouc mais le format des albums photo ne me convient pas (je suis une snob qui s'ignore) donc je vais poster ici, ça me donnera peut-être l'influx pour poster des trucs plus régulièrement. Je dis ça depuis deux ans et rien ne se passe mais n'empêche, c'est beau tant d'optimisme, de niaiserie (je vais poster plus souvent, si, si, promis, craché par terre), ça m'émeut. Comme quoi, je suis pas toute morte à l'intérieur. Pourrie mais pas morte D'ailleurs, à ce propos, faudra que je raconte comment je traumatise la sale bête avec un rouleau vide sopalin et ma voix chantante quand il dort. Terminons ce post qui part dans tous les sens avec le fameux chat trauma.
Merci de votre attention.



08 septembre 2011

Bon, par quoi je commence...

Il semblerait que je me sois absentée un petit moment mais que voulez-vous, je suis débordée...
Je bosse, je joue, je brodouille (un peu, pas des masses non plus), je glande (là par contre, je vais battre des records).
J'avais perdu mon mojo, voyons si je le retrouve...
On va commencer simplement, par la dernière connerie de la Sale Bête.
Il y a quelque temps, j'ai arraché le papier peint merdique du couloir, qui menaçait de toute façon de nous tomber sur le coin de la gueule. Il était jaune, il était moche, il était condamné, hasta la vista baby (name that movie). J'ai trouvé dessous des choses indicibles et non-euclidiennes (name that author) mais j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai enduit, repeint. J'ai failli y laisser ma santé mentale mais j'ai vaincu. Victoire à la Pyrrhus parce que c'est bien vilain mais au moins c'est fait.
Mais ce n'est apparemment pas du gout de tout le monde. Oh, El Marido n'a rien dit sur la non-perfection du couloir (enfin, il a bien grommelé des trucs mais j'ai décidé de ne pas écouter). Non, c'est la Sale Bête qui a décidé que tout ce blanc, ça n'allait pas.
Preuve en image :


 Comme on voit pas bien et que je suis une brave fille, un gros plan :


L'enfoiré. J'ai trouvé un bout de griffe par terre, avec des bouts de mur et il boitillait un chouia. Mais il a pas chouiné, sachant qu'il aurait peu de compassion de ma part.
Suis bonne pour retourner dans la cavekicrin, récupéré l'enduit et le fond de peinture pour réparer la mille et un, mille et deux (name that too) connerie de sa Seigneurie Puduku.

21 janvier 2011

Nan, je ne boude pas...

Simplement, je suis et je resterais une grosse feignasse. Et en plus, j'ai un boulot donc j'ai pas que ça à faire. Oui, je sais, c'est un mi-temps mais c'est pas une raison.

Donc, depuis l'été dernier, qu'est-ce que j'ai fait ? Euh...j'ai changé d'ordi puisque la carte mère de l'ancien avait décidé que non, vraiment, ça ne l'intéressait pas de continuer à fonctionner. Du coup, j'ai tout changé. Ensuite, j'ai passé pas mal de temps à jouer, à jouer et à jouer encore un peu.


Parce que j'en avais marre des photos merdiques de mon téléphone, j'ai enfin un vrai appareil photo (j'ai aussi un nouveau téléphone, le précédent ayant essuyé une chute de trop ahem...). Et avec cet apn qu'il est trôbô (il est rouge wouaaahhhh), je peux fièrement montrer :

Ouais, un truc de fini !!!!!
Personne n'y croyait, surtout pas moi mais si, je l'ai fait.
J'AI FINI UN TRUC!

Noël est arrivé
(attention, continuité temporelle non respectée, j'ai fini le machin en janvier)et là, El Marido a eu une idée du tonnerre et j'ai reçu ça, direct d'Italie :

Hein, ça déchire. Oui je sais, j'ai de la chance d'avoir un homme qui m'offre autre chose qu'un fer à repasser, qu'il se serait pris en travers de la tronche, inutile de le préciser (vivre dans la terreur favorise l'imagination).

Comme je suis sur une bonne lancée pour finir des trucs (faut en profiter, je sais pas, je sens que ça ne va pas durer), j'ai repris mon Cut Tru' Cottage. Il ne manquait que le rez-de chaussée, je devrais pouvoir finir par en venir à bout. J'en suis là :
Sur ces bonnes paroles, les liens pour la galerie du cottage, de la boîte DMC et des photos du truc fini (il en manque pas mal, sais pas où elles sont). Bordel de bordel, j'ai fini un truc !

17 juillet 2010

Or donc

Or donc mon pc est en panne. Et depuis un moment. Et ça me fatigue rien que d'en parler parce que personne ne comprend pourquoi cet ordi ne fonctionne pas. Enfin, si, il fonctionne nickel tant qu'on ne le relie pas à internet. Auquel cas, pschitt, tout freezé l'ordi. Vous avouerez que c'est ballot.

Du coup, pas le choix, cure massive de désintox informatique. Une seule machine pour deux et en plus sans jeux (oui sur les macs, c'est pas la folaïe niveau gaming), j'ai bien été obligée de faire autre chose.

J'ai trouvé à m'occuper : j'ai fait chier le monde comme pas possible ahem j'ai fait des travaux manuels : un peu, j'ai glandé en manquant crever de chaud : pas mal.

Résultats des opérations :

* j'ai fait l'andouille et j'ai heurté le tibia d'El Marido avec mon genou. Lui : que dalle / moi, trois semaines après :
Oui, je sais, au bout de trois semaines, ça laisse présager d'un magnifique hématome les premiers jours, du genre qui brille dans le noir. Je le rappelle : lui que dalle, pas une marque, rien de chez rien. Life is unfair.

* un oiseau s'est posé sur le rebord de ma fenêtre. Ouhlala, stromignon. Ouais, sauf que. Ce dégénéré d'animal n'a rien trouvé de mieux que de cacater juste devant mon nez. Il reste trente secondes et hop, il te pourrit tranquillou ton chez-toi. Au bucher !
* Côté travaux manuels, je vais sans doute m'avancer un peu trop mais je pense que je suis sur le point de finir le premier truc de ma vie (ou le second). En tout cas, je sens l'exploit poindre. J'en suis très exactement là :

Moi aussi, j'ai du mal à réaliser le truc. C'est sans doute pour ça que j'arrête pas de me planter et de faire/défaire/refaire. Mais je l'aurais, un jour, je l'aurais.

Comme mon ordi, un jour, il marchera ou il connaitra le suicide rituel dit du passage par la fenêtre en triple lutz piqué. Et ça me fera du bien. Surtout si y'a une vieille en dessous.


09 juin 2010

Purée, c'est de la nouvelle

Oyé, oyé !

J'ai trouvé un mec assez dingue pour m'embaucher.

On va voir s'il survit à la période d'essai sans se jeter par la fenêtre.

Du coup, je recycle le libellé World Company (même si je ne compte pas parler de mon boulot, hein, faut pas déconner).

28 mai 2010

Purée, ça chauffe

Or donc, ça commence à sentir l'été. L'avantage d'habiter dans le sud-ouest plutôt qu'à Roubaix, ça se sent plus. Bon, sauf aujourd'hui, il fait gris et moche. Mais spagrave parce que comme James Bond, j'ai un gadget génial dans ma wouature.
Non, pas un lance-roquette (même s'il pourrait être utile de temps à autre, vu le nombre de connards sur les routes) ni la clim' (trop facile, la clim'). J'ai mieux : un chauffage pété, qui fonctionne à fond, en permanence.
- Il fait -10° : chauffage à fond. Ummmm, c'est bien.
- Il fait 10° : chauffage à fond. Pas mal mais tu peux entrouvrir la fenêtre ?
- Il fait 30° : chauffage à fond. Bordel, je fonds, je fonds, je fooooonds (référence hautement culturelle, encore une fois)

Donc, ce léger défaut est plutôt intéressant l'hiver mais vite chiant l'été. Mais que voulez-vous, Titine (c'est ma voiture) a survécu à un bain dans 70 cm de flotte lors de la tempête de 1999 alors on lui pardonne ses derniers sursauts d'agonie : le chauffage à fond, le démarrage approximatif, la porte qui ne s'ouvre plus de l'intérieur, le klaxon anémique, la manette des essuie-glaces au fonctionnement alternatif and so on and so on...

21 mai 2010

Purée, ça caille !

Allez, on va dire que l'on va revitaliser ce blog moribond. Pas que j'ai pas d'idées de trucs à raconter, simplement que la flemme, c'est plus fort que toi.

Mais aujourd'hui, j'ai l'inspiration. Et qui sait, pitêtre que la semaine prochaine, j'aurais trouvé un boulot et que du coup, j'aurais plus le temps de rien. Mouahahah, que je suis drôle.

Donc depuis pas loin d'un an, j'ai déménagé avec mes poilus, El Marido et la sale bête. Super petit appart, Versailles même, on était ébloui devant ces grandes fenêtres (regarde, regarde, on peut les ouvrir sans que les passants jettent leurs poubelles dans le salon), le calme (écoute. Quoi ? Ben rien justement. Rââââh) et la salubrité des lieux (j'ai ouvert le placard et devine quoi ? Non quoi ? Y'a pas de moisissures dedans ! Non ? Si !). C'est formidable.

Ce magnifique endroit est encore plus merveilleux quand on sait que l'on a droit au chauffage central, que c'est compris dans les charges, blabla, économies, blabla, douches de trois heures, blabla. Strôbô.

Sauf que.

Un matin, je trouvais que la sale bête faisait une sale gueule devant sa gamelle. Qu'il fronce le museau devant ses croquettes étant hautement suspect, du fond de mon pâtal matinal, tel Grissom, j'enquête, j'inspecte, je srute. En gros, je me penche pour voir pourquoi il couine, c'te bête. Et je vois ça :

C'est bien une bonne couche de glace dans la soucoupe. Ah ouais, quand même. Je pense que la notion de chauffage central a été très largement exagérée...

Que l'on se rassure, personne n'est mort de froid même si c'est pas passé loin (7° dans la salle de bains le matin, c'est vivifiant), depuis on a bouché l'aération devant laquelle se trouvait la gamelle de la bestiole. Il a pu arrêter de sucer son sorbet à la flotte et a tranquillement repris son habitude de boire après avoir trempé la patte dans le bol. Ben oui, c'est meilleur quand ça a un gout de patte, tout le monde sait ça.

13 mars 2010

Un chut arrivé à destination

Alors oui, il semblerait qu'il se soit passé un certain temps depuis mon dernier message.

Mais ma vie n'est pas follement passionnante en ce moment (je suis une aventurière du quotidien mais j'ai mes limites hein). Je suis toujours en formation, pour quelques semaines, je viens à peine de terminer mon stage en entreprise, bref, la laïfe.

Concernant les aiguilles, ben, voilà, quoi, c'est pas brillant. Déjà parce que le soir, j'ai plus tendance à vasouiller devant l'ordi et à jouer qu'à sortir tout le matos : fais de la place, lave toi les mains, vire le chat, branche la lampe, sors la grille, la toile, les fils, purée, où j'ai mis mon crayon. Rien que de l'écrire, ça me fatigue.

Mais j'ai quand même réussi à faire un mini coussin pour une copine qui a eu l'idée extrêmement saugrenue de se reproduire. J'ai fait ça :
Le ça en question mérite quelques précisions. C'est un modèle de Mahélia, le sal mystère d'octobre (que j'ai fait en décembre mais en fait on s'en fout). J'ai vu le lutin fini chez le Lutin mouahah. La toile est de l'étamine vert amande, la même que celle utilisée pour Asleep, un de mes encours d'il y a des lustres. La finition magnifiquement de traviolle est mon œuvre personnelle, je me suis bien aidée de ma nouvelle machine à coudre (qui est belle et rouge) mais qui, cette morue, ne coud pas droit toute seule. Comme personne ne m'avait prévenue, la couture est partie légèrement en sucette. Je ne parle même pas des points invisibles pour fermer le bouzin parce que je pourrais devenir vulgaire.

Mais ça valait le coup, tout est bien arrivé et ça plait à la blonde copine et à son gniard nenfant.

16 octobre 2009

Une formation, comment c'est-y que ça se passe? (la fin, enfin)

Je vais tenter de terminer la saga de la formation plutôt que, je ne sais pas moi, au hasard, vous parler de mes déboires avec l'agence de mon ancien appartement parce que ça va m'énerver. Et que j'en ai marre d'être énervée à cause de ces co... euh de ces enc... ahem de ces gens. Voilà. Donc la formation, le ci*f tout ça.

Le nerf de la guerre, c'est le pognon. Et quand le pognon manque ou vous passe sous le nez, vous vous retrouvez sacrément con.

Donc mon dossier passe en commission. Il est déclaré recevable. Encore heureux ! Je bosse pour la WC depuis trois ans, il devient un peu urgent de se casser.
L'attribution des sous, comment ça se passe ? Le fongeci*f a un budget défini pour l'année, divisé en 12 puisqu'il y a une commission par mois.
Chaque mois, les dossiers sont gentiment classés par ordre de priorité. Bon, le vrai ordre, je le connais pas. Je sais juste que les travailleurs handicapés, les reclassements et autres inaptes passent avant tout le monde. Ensuite, s'il reste des sous, les dossiers qui reviennent pour la 2ème, 3ème, 4ème fois et enfin, les pauvres dossiers des naïfs qui pensent obtenir des sous au premier coup. Voilà, comme moi.

J'ai ensuite reçu un mignon papier me disant que je l'avais bien profond et que j'allais rester à la WC toute ma vie. J'ai un peu chouiné, j'ai un peu râlé, j'ai été pas mal démotivée et puis je suis retournée à l'assaut.

Je n'étais plus cif mais si je devenais chômeuse, est-ce que je pouvais garder ma place ? J'étais prête à tout, à invoquer les loas vaudous, à signer avec mon sang, à sacrifier des vierges et ma mère. Tout je vous dis.
En vrai, j'ai juste harcelée une nana, la nana clé, celle qui avait la haute main sur la liste des acceptés. Je l'ai appelé deux à trois fois par semaine. Je pense qu'elle a dit oui pour préserver sa santé mentale.
Je suis passée devant une psychologue du travail (un moment grandiosse, une gonzesse conne comme une chaise) et hop acceptée à la force du poignet.

L'épopée du cif est enfin finie, je suis en formation (où on me demande de faire des trucs illogiques au possible) et on verra bien l'année prochaine si ça me mène quelque part, je veux dire ailleurs qu'au paulemploua.
Alea jacta est.

29 septembre 2009

Flipper le dauphin

Je me suis rendue, guillerette, à la piscine ce soir en sortant du boulot. Oui, des fois, il me passe des trucs étranges par la tête.
Déjà, je me marre. Ils appellent ça un stade nautique, j'appelle ça une pataugeoire. Deux vieilles, quatre gniards et on se marche dessus. Bah.
Les piscines de Bordeaux ont un système de paiement par carte à puce que tu recharges comme tu veux. Là, il faut coller sa photo sur une carte rose (non mais rose en plus, ils veulent ma mort) que la madame poinçonne chaque fois que tu viens. Nawak.

Bref, tout ça pour dire que j'ai nagé 20 minutes et que je suis explosée de partout.
La vieillesse est un naufrage.

03 septembre 2009

Grosse flemme

Alors oui, j'ai déménagé. Oui, j'ai retrouvé le net, assez vite même. Mais j'ai eu une grosse flemme. Une flemme gigantesque couplée à une contemplation de mon appartement. Je sais pas si vous vous rendez compte mais maintenant j’ai des fenêtres, de la lumière et plus de moisi, ni d’attaques de spores. Et sans rire, ça change la vie.
Une seule chose continue de me crisper un chouïa : l’agence de l’ancien appart. Mon préavis court jusqu’en octobre et ces gentils agents immobiliers,ahem... veulent que je rende mes clés pour qu’ils puissent faire des travaux. Mais il faut que je continue de payer sinon ça serait vraiment pas drôle. Après une conversation téléphonique pas piquée des vers, je pensais que la morue avait compris. Apparemment, elle est plus épaisse que je le pensais et vient de me relancer comme si de rien n’était. Elle me prend pour un bulot ou bien ?

31 juillet 2009

On the road again and again and again...

Allez zou, je déménage encore.

On coupe le jus du net demain mais on emballe l'ordino dès ce soir.

A très vite les gens mais sans doute pas avant deux semaines.

Une formation, comment s'est-y que ça se passe? (suite)

Alors, un cif, koicé?

Un congé individuel de formation, pour se former quand on a déjà un boulot. Il y a quelques (doux euphémisme) conditions à remplir avant de poser son auguste séant dans une salle de cours.

Il faut dans l'ordre : déterminer si l'on est éligible, trouver la formation ad hoc et y être acceptée, que son patron soit d'accord et enfin, la meilleure part, obtenir négocier arracher un financement.

Ne nous dispersons pas, first things first :

* Être éligible. Limite la partie la plus facile. Il faut avoir travailler un certain temps (oui, c'est plutôt vague mais j'en sais pas plus) et être dans sa boîte depuis au moins un an. Y'a aussi des cif pour les cdd et les intérimaires mais euh... voilà quoi.
1ère étape => franchie.

* Trouver la formation. Ah ! Réfléchir à son avenir. Koi moua vouloir faire ? Je savais déjà que je ne voulais pas me trainer à l'autre bout du pays donc on reste dans le local. Et j'y ai trouvé mon bonheur. Ensuite, il faut convaincre le centre de formation que tu es la perle rare, qu'ils ne trouveront jamais quelqu'un de plus motivé de toi, que tu es la stagiaire dont ils ont toujours rêvé.
2ème étape => plus longue mais franchie.

* Obtenir l'accord de l'employeur. Mouahahahahahah. Vous imaginez la tête que peut faire un directeur de WC quand un de ses esclaves employés lui tend une demande de congés ? Koua ? Tu veux quitter le monde merveilleux de la WC ? Comment ? Pourkwa ? Parce que. Les emmerdes commencent là, quand ta hiérarchie te pourrit parce que tu as décidé de déserter : lâche, traite, vile que tu es.
3ème étape => pique un peu mais franchie.

* Les sous. Le nerf de la guerre. L'organisme financeur dépend de la boîte pour laquelle on bosse. Pour moi comme dans un grand nombre de cas, c'était le Fonge*cif. Donc on fait un joli dossier avec plein de photocopies (encore), une belle lettre de motivation et vogue la galère, on attend la réponse. Il faut aussi savoir que le dossier doit être rendu dans des délais bien précis donc faire bien gaffe à quand on demande, quand on commence, quand on ... bref, bien calculer.
4éme étape => fr... Et là, c'est le drame.

To be continued...

20 juin 2009

Pensées diverses et avariées 2.0

Donc en ce moment, je suis en formation. Et je suis crevée. Cette formation est tellement éreintante, tellement pointue que je suis lessivée de réfléchir autant.

Ou pas

Je passe pas mal de temps avec cette charmante personne :
Cette jeune demoiselle est mon personnage à Aion. Ne vous fiez pas à son petit air fragile et coincé, elle envoie des boules de feu comme personne, ventile tout ce qui bouge sans un remord et montre sa petite culotte dès qu'elle prend son vol (vi, elle a des ailes aussi).
Le geek qui sommeille en moi a encore parlé (et fort).

Ensuite, j'ai cru comprendre que ce serait bien si je rajoutais une newsletter sur le blog. J'ai un peu bataillé avant de la trouver parce que Blogger ne la propose pas dans ses options de configuration basiques. Mais j'ai vaincu. J'ai une newsletter.

Enfin, je vais essayer de finir de conter mon odyssée de la formation. Et faut pas croire qu'une fois la formation commencée, tous tes emmerdements avec les administrations sont terminés. Non non non. Ils te trouveront toujours, les fonctionnaires zélés, et ils te feront chier jusqu'au bout. Ou jusqu'à ce que tu leur pêtes les rotules.

10 juin 2009

Une formation, comment s'est-y que ça se passe?

(Je parle comme je veux)

Je vais parler de mon cas particulier à moi que j'ai parce que je le connais bien (et que je m'aime bien alors je parle de moi, ça me fait plaisir). Comment Pooka, WC Girl de 1er choix se retrouve à faire une formation pro?


Déjà parce que la WC… voilà quoi. Ben, c’est pas si évident sinon toutes les formations seraient pleines d’ex-employés du vite-mangé. Parce qu’une fois à l’intérieur de la WC * « entre dans ma secte, misérable insecte » *, la lobotomie de masse commence. Et tout le monde se fait avoir. Même moi, c’est dire. Donc on est moutonnifié au dernier degré, on bêle gaiement et tous en chœur. Les horaires décalés et variables (d’un jour à l’autre, d’une semaine sur l’autre) participent à la moisissure du neurone. Au bout de plusieurs mois, on est dégouté à vie, on les hait mais on ne pense qu’à ça, on ne parle que de ça. Et de se barrer. Mais dans 90% des cas, rien ne se passe parce qu’on n’a pas l’énergie de chercher autre chose.


Pour cela, il faut soit un énorme coup de pied au cul, soit un électrochoc. Je coche l’option électrochoc. L’année dernière, trou pourri/infecté dans l’œil, allez direct à la case hosto sans toucher les 20.000 euros et arrêt de travail pendant un mois.
Quand t’y vois plus rien et que tu ne peux pas dormir (parce que tu as des soins toutes les heures même la nuit), t’as le temps de réfléchir. A ta prochaine conquête du monde, à des tortures extrêmement sophistiquées pour tous ceux qui te gonflent (tu ne dors plus, t’es un peu crispée). Éventuellement, tu finis par réaliser que putain de bordel, kestufou dans ce boulot de merde ? Ouais la prise de conscience est vulgaire chez moi.


Tu commences à y voir un peu mieux mais t’es toujours arrêtée (facile de faire de la peine aux internes), du coup, hop, de prise de renseignements en prise de renseignements, le Graal apparaît enfin sur ton écran (et au fond de ta rétine en train de fondre). Trois lettres magiques : CIF.
Pour congé individuel de formation.


Mais ceci est une autre histoire…

18 mai 2009

La concubine de l'hémoglobine

Je sais que j'avais promis de parler de mon parcours de santé au sein des différentes administrations, parcours semé d'embuches (et pas qu'un peu). Mais je me rends compte que je n'ai pas évoqué une anecdotes de la WC qui fait toujours son petit effet en société.
Plantons le décor.
Ce jour-là, sont présents bien évidemment des clients à foison (blaireaux, allez manger ailleurs, c'est pas bon les burgers plein de gras et de sucres), une manager qui n'a pas vraiment d'atomes crochus avec moi (j'ai essayé d'être polie hein) et moi-même.
Une fois n'est pas coutume, je me retrouve en caisse, seule avec la manager. Strobo, je suis trop contente, 4h en quasi tête-à-tête, c'est trop de bonheur, je défaille...
Je ne sais trop comment, je me coupe/rape/tranche/autre précisez (rayez la mention inutile) le dessus de la main. Ca saignote un chouïa, rien de grave mais bon, c'est pas très ragoutant. Et je bosse dans un restaurant, dois-je le rappeler. Je me dirige donc d'un pas décidé vers un point d'eau, histoire au moins de nettoyer tout ça.
Un beuglement me parvient de l'autre bout du comptoir : « kestufou? ». Euh, comment dire, je me suis fait mal, je nettoie et je reviens. Réponse obtenue :
« Tu vas pas commencer à nous faire chier pour une merde comme ça. On a pas le temps d'attendre que la princesse se refasse une beauté. Tu reviens en caisse et fissa, plein le cul de ces conneries ».
Bien bien bien, tout ça devant des clients médusés, qui pensent à juste titre que la réputation de la WC en matière de management de personnel n'est pas usurpée. Ben oui, avec des gonzesses hystériques qui te font payer leur gros cul et leur cerveau de poule, ça vole pas bien haut.
Bref, je dis rien, ça sert pas à grand chose et je ne me sens pas d'attaque pour une prise de bec en règle.
Au bout d'un certain temps, voir d'un temps certain, je sers un couple et je vois la jeune femme tordre le nez quand je lui pose les frites sur son plateau. Je m'enquiers de son éventuel souci :
" Y'a un souci?
- Ben, vous êtes blessée à la main.
- Ah, ça! Vous inquiétez pas, c'est pas bien grave.
- Non mais c'est pas ça. Le problème, c'est que vous saignez dans mes frites."


Epilogue :
Après avoir expliqué la situation, la cliente a fait un gros scandale et j'ai bien ricané. Mais bon, aujourd'hui, j'ai toujours une cicatrice sur la main.

12 mai 2009

DTC la WC

Oui, bon, le titre n'est peut-être pas du meilleur goût mais c'est mon état d'esprit du moment.

Comme annoncé dans un précédent message, j'ai démissionné de mon sûûûperbe boulot de vendeuse/fabriceuse de burgers. Trois ans. Trois ans à servir des clients pas forcément sympathiques (il y a même un groupe Fessebook dénonçant les clients de la WC comme les pires qui soient). Trois ans passés en cuisine à préparer ces horreurs, en se coupant et se brûlant. Trois ans passés à supporter des chefs souvent bêtes à bouffer du foin et qui compensent leur QI de bulot en te pourrissant du matin au soir parce que ça leur fait frétiller les hormones. Surtout les gonzesses, toutes à moitié hystéro. Pas la peine de me troller, non seulement j'assume mais en plus je m'en fous.

Parce que maintenant, tout ça, c'est fini. Finifinifinifini ! Depuis dimanche, je suis une femme libre. Et au chômage. Mais en fait non. Précision : je n'ai pas quitté la WC parce que j'avais trouvé un autre boulot (je me serais tirée de toute façon, mes limites ayant été largement dépassées) mais parce que je commence une formation à la fin du mois.
Joie, bonheur, félicité.
J'en avais parlé il me semble de cette formation lorsque mon financement m'avait été refusé. Mais à force de persévérance (et de harcèlement téléphonique), j'ai réussi à conserver ma place et cerise sur le gatal, à me faire financer. Strobo.

Donc je suis over the moon, réellement en train de planer, sans bien me rendre compte de ce qui m'arrive. Enfin, je m'en rendrais bien compte en allant rendre mon uniforme et en me moquant des petits chefs mous du bulbe qui se baladent comme Grace Kelly dans tout le resto, sans doute pour oublier que personne d'autre ne veut de leurs immenses talents.

Bref, en ce moment, tout va bien

08 mai 2009

De l'art de la contradiction dans le milieu professionnel

Un des chefs : "Il faut prendre des initiatives ! Si vous n'avez rien à faire (gné? ça arrive?), allez aider vos collègues, faîtes du nettoyage ! Des i-ni-tia-tives !"
Dix minutes plus tard, à un collègue venu m'aider parce qu'il venait d'arriver et qu'on ne lui avait assigné aucune tache, une autre chef : "Mais kestufou? D'où tu prends des initiatives? Où tu te crois? Tu fais ce qu'on te dis et rien d'autre ! Si on te dis rien, tu fais rien ! Nanmého !"

Je pense que je n'ai pas besoin de faire plus de commentaires...